« Ce que le cinéma espagnol dit de la jeunesse aujourd'hui » : le témoignage de Marta Matute et Ian de la Rosa

Jeudi 15 octobre à 16h, CineHorizontes a réuni devant des étudiants @satisaixmarseille à Aubagne, 4ème école supérieure publique de cinéma de France, deux figures du jeune cinéma espagnol contemporain. La table ronde annonçait l'esthétique et le politique. Elle a surtout parlé d'argent, de plannings et d'équipes.

MARTA MATUTE est réalisatrice, scénariste et actrice. Après s'être fait remarquer avec UNA AMIGA, elle a signé YO NO MORIRÉ DE AMOR, un premier long métrage récompensé cette année par la Biznaga de Oro du meilleur film espagnol au Festival de Málaga. Elle incarne une génération de créatrices qui portent à l'écran des récits intimes, audacieux et ancrés dans les réalités sociales actuelles.
IAN DE LA ROSA est réalisateur, scénariste et dramaturge. Avec VICTOR XX, puis FARRUCAS, il explore les questions d'identité, d'appartenance et de représentation des jeunesses espagnoles. Son IVÁN & HADOUM a reçu le Prix spécial du jury à Málaga 2026.
La discussion a tenu ses promesses sur le fond : représentations de la jeunesse, nouveaux récits, cinéma indépendant, diversité, transmission et renouvellement des formes. Mais elle a vite glissé vers ce que les étudiants voulaient réellement savoir — comment on fait.
Parcours. Timing. Financements. Travail d'équipe. Gestion de projet. Puis les questions techniques, une à une : création, production, réalisation, postproduction. Tout ce qui sépare un scénario d'un film, et dont on parle peu dans les rencontres publiques parce que c'est moins spectaculaire que les intentions.
C'est pourtant là que se joue l'essentiel. Deux cinéastes qui viennent de sortir leur premier long métrage, et qui ont été primés pour, savent exactement ce qu'on ne leur avait pas dit avant de commencer. Ils l'ont dit.





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